Prochainement

Attention message urgent ! Le débat sur les frontières qui devait avoir lieu aujourd’hui samedi 19 octobre à l’École d’Architecture est ANNULÉ. (En raison d’une grève surprise de la SNCF. Nous espérons pouvoir reporter ce débat à une date ultérieure).

 

Bienvenue sur notre site !

De septembre à juin,  l’association de philosophie Aussitôt dit propose 3 types d’activités  ouvertes gratuitement au public . L’ensemble de la programmation de la saison peut être consulté sur la page « Agenda ».

  • Les conférences de l’hôtel de ville : chaque mois, sur cette page d’accueil intitulée « Prochainement », vous trouverez le rappel de la conférence à venir.
  • Les ateliers de réflexion et de recherche : les dates des séances sont régulièrement annoncées sur cette page,
  • Les cours publics de philosophie reprennent en milieu de saison, à partir de Janvier.
  • N.B Ateliers et cours publics de philosophie se déroulent rue André Malraux à la Maison des associations. Les conférences de l’hôtel de ville ont lieu à la mairie, salle Aristide Briand (étage 1), sauf exceptions signalées sur la page « prochainement » et sur la page « Agenda ». du site. Le programme intégral des Conférences de l’Hôtel de ville organisées par l’association Aussitôt dit est en ligne sur la page Agenda 2019-2020 de notre site.

 

Le débat d’Aussitôt dit à la prochaine Fête du Livre de Saint-Etienne :

Samedi19 octobre 2019, de 14 h30 à 16h30, à l’École d’Architecture, 8 rue Buisson (proximité place Jacquard)

« FRONTIÈRES ET LIBERTÉ »

INTERVENANTS :

Benjamin BOUDOU, politiste, chercheur à l’Institut Max Planck,

Léo CHARLES, économiste, Maître de Conférences à l’Université Rennes 2,

Michel FOUCHER, Géographe et diplomate, Collège d’études mondiales (Fondation Maison des Sciences de l’Homme),

François HÈRAN, sociologue, professeur au Collège de France.

Médiatrice : Christine BERTON, CCSTI La Rotonde.

« Conçue comme absence de contrainte, la liberté semble incompatible avec la frontière qui sépare et contrôle. Encore faut-il savoir ce que l’on entend par frontière et quel sens l’on donne à la liberté au sein d’une communauté politique.

Impossible de se prononcer dans l’abstrait sur ces questions qui affectent en profondeur la vie des hommes et des femmes de notre temps, même lorsqu’elles semblent éloignées de leurs préoccupations quotidiennes : Est-il sage de rêver d’un monde sans frontières ? A-t-on raison de s’en remettre aux tracés hérités des conflits du passé, souvent perçus comme  arbitraires ?  Faut-il changer l’idée que l’on se fait des frontières tant leurs formes et leurs fonctions peuvent varier ?

L’effacement des frontières paraît en phase avec la prétention contemporaine d’échapper à l’espace et au temps grâce aux nouvelles technologies de la communication. Pourtant, l’on parle d’un « retour des frontières » et les conflits frontaliers se multiplient. Les courants migratoires, dus aux guerres et aux conflits politiques, se développent, entraînant souvent des réactions d’hostilité et de rejet à l’égard des migrants. Le droit d’asile se trouve fragilisé ou contesté. Alors que la mobilité fait l’objet d’éloges systématiques, la crainte à l’égard de ceux qui se déplacent augmente, alimentant une « angoisse des frontières » et des réflexes xénophobes. L’Europe, elle-même, pourtant engagée dans un processus de suppression de ses frontières internes, fait marche arrière, la majorité des États qui la composent rétablissant, depuis 2015, les contrôles aux frontières.

Pour aborder ces questions de manière sereine, il faut d’abord s’appuyer sur une connaissance précise des faits concernant les frontières elles-mêmes (leurs évolutions quantitatives et qualitatives), ainsi que les mouvements migratoires (ne serait-ce que pour constater que ceux-ci s’effectuent pour l’essentiel au sein de continents autres que l’Europe). La géographie et l’histoire permettent d’ancrer la réflexion dans le concret, dans la longue durée des spécificités religieuses, politiques, économiques, culturelles qui sont à l’origine des discontinuités et des partages. La prise en compte des forces économiques libérées par la domination néo-libérale, qui exalte le libre-échange, la libre circulation des marchandises et des capitaux, en remettant en cause toutes les formes de limites et de frontières, oblige à relativiser la capacité des individus à compter sur leur seul pouvoir d’agir.

D’autre part, dès lors qu’on se situe dans l’espace politique, la liberté de circuler se heurte au jeu des intérêts, des valeurs et des lois qui gouvernent la conduite des individus, des peuples et des États. Si l’on écarte le repli identitaire des nationalismes, des  options légitimes peuvent entrer en tension. On pourra, entre autres exigences, mettre l’accent sur le sort des individus confrontés à des situations de violence, de misère ou de dérèglement climatique ; sur le désir des citoyens de préserver une communauté politique construite autour de règles librement consenties ; ou sur l’impératif des droits fondamentaux (notamment le droit d’asile) qu’une société démocratique est, de toute façon, tenue de respecter. Les décisions qui en découleront tendront à faire évoluer la législation d’un pays dans telle ou telle direction.

Si les frontières, dans le cas le plus général, séparent et excluent, instituant un dedans et un dehors, il semble indispensable de réfléchir aux moyens de réduire leurs effets  déshumanisants. Cela soulève la question hautement politique de la place réservée aux étrangers dans une société démocratique. »

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Autour de l’association :

Nous avons le plaisir de vous informer de la parution de deux ouvrages publiés par des membres actifs de l’association Aussitôt dit – cliquez sur les liens ci-dessous pour plus d’informations :

 Jean-Claude Guerrini – « Les Valeurs dans l’argumentation »

Les Confins du Patrimoine :

Cet ouvrage est co-dirigé par Michel Rautenberg, Directeur du Centre Max Weber (partenaire de l’association Aussitôt dit).

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Atelier de philosophie politique :

Suite de la lecture commentée du Discours sur la première décade de Tite-Live de Machiavel, atelier animé par Denys Barau :

La prochaine séance aura lieu le 23 octobre 2019 , 18 h30, (à la maison des associations, 4 rue André Malraux),   et portera sur le chapitre 1 du livre III et le chapitre 5 du livre II.

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En attendant la reprise de nos activités, et le prochain débat de la Fête du Livre, nous vous proposons d’écouter l’intégralité du débat qui avait eu lieu l’an dernier à la Fête du livre 2018 :

Fête du livre de Saint-Etienne –  octobre 2018 : 

À L’HEURE DE LA « POST-VÉRITÉ », QUELLES RAISONS AVONS-NOUS D’ÉCOUTER LES SCIENTIFIQUES ?

avec Sébastien BALIBAR, physicien, directeur de recherche émérite CNRS, Académie des sciences. Mathias GIREL, philosophe, maître de conférences à l’Ecole normale supérieure de Paris. Bertrand JORDAN, généticien, directeur de recherches honoraire CNRS.
Débat animé par Jacques ROUX, chercheur en sciences sociales