Prochainement

Bienvenue sur notre site !

De septembre à juin,  l’association de philosophie Aussitôt dit propose 3 types d’activités  ouvertes gratuitement au public . L’ensemble de la programmation de la saison peut être consulté sur la page « Agenda ».

  • Les conférences de l’hôtel de ville : chaque mois, sur cette page d’accueil intitulée « Prochainement », vous trouverez le rappel de la conférence à venir.
  • Les ateliers de réflexion et de recherche : les dates des séances sont régulièrement annoncées sur cette page,
  • Les cours publics de philosophie reprennent en milieu de saison, à partir de Janvier.

N.B Ateliers et cours publics de philosophie se déroulent rue André Malraux à la Maison des associations. Les conférences de l’hôtel de ville se déroulent à la mairie, salle Aristide Briand (étage 1), sauf exceptions signalées sur la page « prochainement » et sur la page « Agenda ». du site.

Conférences de l’hôtel de ville

La conférence d’Alexandre Gefen qui avait été annulée le 5 avril dernier, est re-programmée au début de la saison 2019-2020 : elle aura lieu comme initialement prévu à la Médiathèque Tarentaize, à 19 heures, le 23 septembre 2019. L’ensemble de la programmation des Conférences de l’Hôtel de ville organisées par l’association Aussitôt dit est en ligne sur la page Agenda 2019-2020 de notre site.

Les Conférences de l’hôtel de ville :

23 septembre 2019, 19 heures, à la Médiathèque Tarentaize :

Alexandre GEFEN

à propos de son livre

« RÉPARER LE MONDE.
LA LITTÉRATURE FRANÇAISE FACE AU XXIe SIECLE »

A la Librairie José Corti (2017)

Sauver, guérir ou du moins faire du bien, tels sont les mots d’ordre, souvent explicites, placés au cœur des projets littéraires contemporains. Refusant de devenir un jeu postmoderne ou une simple dilection d’arrière-garde, la littérature française d’aujourd’hui a l’ambition de prendre soin du moi, mais aussi des individus fragiles, des oubliés de la grande histoire, des communautés ravagées et de nos démocraties inquiètes. En s’intéressant de manière critique à cet imaginaire collectif thérapeutique où la culture, en place de la religion et d’un projet politique, veut réparer nos conditions de victimes, servir à notre « développement personnel », favoriser notre propension à l’empathie, corriger les traumatismes de la mémoire individuelle ou du tissu social, cet essai propose une réflexion inaugurale sur la littérature française du XXIe siècle.

Alexandre GEFEN est directeur de recherche au CNRS (Laboratoire THALIM – Théorie et histoire des arts et des littératures de la modernité, Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle). Membre des comités de rédaction de plusieurs revues et fondateur du site Internet Fabula, il a publié entre autres : La Mimèsis (Flammarion, 2002), Vies imaginaires. Anthologie de la biographie littéraire (Galllimard, 2014), Inventer une vie. La Fabrique littéraire de l’individu (Les impressions nouvelles, 2015).

La rencontre sera animée par Jean-Bernard VRAY, professeur émérite de Littérature contemporaine à l’université Jean-Monnet de Saint-Etienne.

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Le débat d’Aussitôt Dit à la Fête du Livre 2019 :

Comme chaque année, l’association Aussitôt dit participera le samedi 19 octobre 2019 à la Fête du livre de Saint-Etienne en organisant un débat sur le thème « Frontières et liberté. » ( lieu et horaire : École d’Architecture, rue Buisson, proche Place Jacquard, de 14 h 30 à 16 h30)

« FRONTIÈRES ET LIBERTÉ »

INTERVENANTS :

Benjamin BOUDOU, politiste, chercheur à l’Institut Max Planck,

Léo CHARLES, économiste, Maître de Conférences à l’Université Rennes 2,

Michel FOUCHER, Géographe et diplomate, Collège d’études mondiales (Fondation Maison des Sciences de l’Homme),

François HÈRAN, sociologue, professeur au Collège de France.

Médiatrice : Christine BERTON, CCSTI La Rotonde.

« Conçue comme absence de contrainte, la liberté semble incompatible avec la frontière qui sépare et contrôle. Encore faut-il savoir ce que l’on entend par frontière et quel sens l’on donne à la liberté au sein d’une communauté politique.

Impossible de se prononcer dans l’abstrait sur ces questions qui affectent en profondeur la vie des hommes et des femmes de notre temps, même lorsqu’elles semblent éloignées de leurs préoccupations quotidiennes : Est-il sage de rêver d’un monde sans frontières ? A-t-on raison de s’en remettre aux tracés hérités des conflits du passé, souvent perçus comme  arbitraires ?  Faut-il changer l’idée que l’on se fait des frontières tant leurs formes et leurs fonctions peuvent varier ?

L’effacement des frontières paraît en phase avec la prétention contemporaine d’échapper à l’espace et au temps grâce aux nouvelles technologies de la communication. Pourtant, l’on parle d’un « retour des frontières » et les conflits frontaliers se multiplient. Les courants migratoires, dus aux guerres et aux conflits politiques, se développent, entraînant souvent des réactions d’hostilité et de rejet à l’égard des migrants. Le droit d’asile se trouve fragilisé ou contesté. Alors que la mobilité fait l’objet d’éloges systématiques, la crainte à l’égard de ceux qui se déplacent augmente, alimentant une « angoisse des frontières » et des réflexes xénophobes. L’Europe, elle-même, pourtant engagée dans un processus de suppression de ses frontières internes, fait marche arrière, la majorité des États qui la composent rétablissant, depuis 2015, les contrôles aux frontières.

Pour aborder ces questions de manière sereine, il faut d’abord s’appuyer sur une connaissance précise des faits concernant les frontières elles-mêmes (leurs évolutions quantitatives et qualitatives), ainsi que les mouvements migratoires (ne serait-ce que pour constater que ceux-ci s’effectuent pour l’essentiel au sein de continents autres que l’Europe). La géographie et l’histoire permettent d’ancrer la réflexion dans le concret, dans la longue durée des spécificités religieuses, politiques, économiques, culturelles qui sont à l’origine des discontinuités et des partages. La prise en compte des forces économiques libérées par la domination néo-libérale, qui exalte le libre-échange, la libre circulation des marchandises et des capitaux, en remettant en cause toutes les formes de limites et de frontières, oblige à relativiser la capacité des individus à compter sur leur seul pouvoir d’agir.

D’autre part, dès lors qu’on se situe dans l’espace politique, la liberté de circuler se heurte au jeu des intérêts, des valeurs et des lois qui gouvernent la conduite des individus, des peuples et des États. Si l’on écarte le repli identitaire des nationalismes, des  options légitimes peuvent entrer en tension. On pourra, entre autres exigences, mettre l’accent sur le sort des individus confrontés à des situations de violence, de misère ou de dérèglement climatique ; sur le désir des citoyens de préserver une communauté politique construite autour de règles librement consenties ; ou sur l’impératif des droits fondamentaux (notamment le droit d’asile) qu’une société démocratique est, de toute façon, tenue de respecter. Les décisions qui en découleront tendront à faire évoluer la législation d’un pays dans telle ou telle direction.

Si les frontières, dans le cas le plus général, séparent et excluent, instituant un dedans et un dehors, il semble indispensable de réfléchir aux moyens de réduire leurs effets  déshumanisants. Cela soulève la question hautement politique de la place réservée aux étrangers dans une société démocratique. »

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En attendant la reprise de nos activités, et le prochain débat de la Fête du Livre, nous vous proposons d’écouter l’intégralité du débat qui avait eu lieu l’an dernier à la Fête du livre 2018 :

Fête du livre de Saint-Etienne – 13 octobre 2018, à l’Ecole d’architecture

À L’HEURE DE LA « POST-VÉRITÉ », QUELLES RAISONS AVONS-NOUS D’ÉCOUTER LES SCIENTIFIQUES ?

avec Sébastien BALIBAR, physicien, directeur de recherche émérite CNRS, Académie des sciences. Mathias GIREL, philosophe, maître de conférences à l’Ecole normale supérieure de Paris. Bertrand JORDAN, généticien, directeur de recherches honoraire CNRS.
Débat animé par Jacques ROUX, chercheur en sciences sociales