Conférence de l’Hôtel-de-Ville 2014-2015 n°2

Jeudi 27 novembre 2014 à 19h, Hôtel de Ville, salle Aristide Briand

Jean-Pierre MOUREY

à propos de son livre

« Relations paradoxales de l’art à la nature »

aux Publications de l’Université de Saint-Étienne (2013)

De nombreuses œuvres d’art se mesurent à la nature. Le végétal, la terre, l’animal, les éléments naturels sont une pierre de touche, un substrat incontournable pour l’homme moderne, technicisé.

De Cézanne à Penone et à d’autres artistes contemporains, l’expérience de la nature est fondatrice de leur démarche. Cependant cette quête est, en grande partie, utopique et paradoxale. Elle se double souvent d’une dimension mythologique. Le galet, le grain de sable, le brin d’herbe sont fragments de matière mais aussi symboles.

L’œuvre d’art est une construction, un artefact ; elle n’est pas un bloc de nature mais une production de signes. Elle donne à penser autant qu’à voir, à interpréter autant qu’à sentir. Une approche philosophique et esthétique des relations art/nature sera proposée ici à travers les notions de matière, fragment et sens.

J-P.MoureyJean-Pierre MOUREY est professeur émérite d’ Esthétique à l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne. Il est l’auteur de Borgès. Vérité et univers fictionnels (Mardaga, 1988), Le vif de la sensation (PUSE, 1993), Philosophie et pratiques du détail (Champ Vallon, 1996) ; il a dirigé ou codirigé aussi de nombreuses publications collectives, comme Figures du loufoque à la fin du XXe siècle. Arts et littératures (avec J.B.Vray, PUSE, 2003) ,ou Art et ville contemporaine. Rythmes et flux (avec B.Ramaut-Chevassus, PUSE, 2012).

Présentation et discussion par Michel de Gaudemar, Professeur émérite de philosophie en classes préparatoires.

Conférence de l’Hôtel-de-Ville 2014-2015 n°1

Jeudi 6 novembre 2014 à 19h, Hôtel-de-Ville, salle Aristide Briand

Christophe BOUTON

à propos de son livre

« Faire l’histoire. de la révolution française, au printemps arabe. » 

aux Éditions du Cerf (2013)

Les hommes font-ils l’histoire ? Qui sont les « sujets » censés la faire ? Les grands hommes, l’avant-garde, le peuple, les masses ? Quel est le degré de conscience des acteurs historiques ? Les crimes de masse du XXe siècle n’ont-ils pas révélé dans la volonté de faire l’histoire un projet dangereux, totalitaire ?

Christophe Bouton reconstitue la genèse de la thèse de la « faisabilité » de l’histoire et reprend les termes du débat qu’elle a suscité. Ses analyses font ressortir, en contrepoint d’une vision trop élitiste de l’histoire, le rôle irréductible des individus anonymes dans les grands événements collectifs. Elles débouchent sur une théorie de la responsabilité historique : ramifiée en une éthique de la mémoire (contre l’oubli des crimes de masse), une éthique de la démocratie (pour la défense active de ce régime) et une éthique de la nature (pour préserver la Terre, base de toute histoire future), elle vise à réhabiliter le rôle de l’homme comme acteur de son histoire.

Christophe BoutonChristophe BOUTON est professeur de philosophie à l’université de Bordeaux-Montaigne et membre de l’Institut Universitaire de France. Il est l’auteur entre autres de Temps et esprit dans la philosophie de Hegel (Vrin, 2000, Temps et liberté (Presses universitaires du Mirail, 2007), Le Temps de l’urgence (Le Bord de l’eau, 2013) ; Il a dirigé avec Bruce Bégout, Penser l’histoire. De Karl Marx aux siècles des catastrophes (Éditions de l’Éclat, 2011).

Présentation et discussion par Denys Barau, Docteur en Études Politiques.