Programme du cours public 2008/2009 à la Mairie de Saint-Etienne

Cours public de philosophie (18h30 salle Albert Lebrun, accès libre )

LA PHILOSOPHIE DE KANT (CRITIQUE DE LA RAISON PURE)par Laurent Chapuis, professeur de philosophie au Lycée Honoré d’Urfé. Présentation : le but de ce cours est de présenter l’ouvrage majeur du philosophe Kant ; le projet, les moments principaux.

  • ⇒ Jeudi 2 octobre 2008: comment lutter contre le non-sens en philosophie (et ailleurs)
  • ⇒ Jeudi 9 octobre 2008: quel est le lien entre notre logique et notre expérience ? (Esthétique)
  • ⇒ Jeudi 6 novembre 2008: d’où vient la logique ? (Analytique)
  • ⇒ Jeudi 13 novembre : y a-t-il de la logique hors de l’expérience ? (Dialectique)

PHILOSOPHIE ET MUSIQUE
Par André Hirt, professeur de philosophie en Khâgne au Lycée Claude Fauriel
Présentation : le but de ce cours est de traiter une question philosophique, en l’occurrence celle de la musique. On montrera qu’elle ne constitue pas un problème accessoire, mais que la place et le sens attribués à la musique par quelques philosophes modernes a décidé du sens de la philosophie elle-même. C’est pourquoi on entrera dans quelques philosophies par le truchement de leur conception de la musique. Le cours s’organisera autour de trois axes majeurs:

  • ⇒ Jjeudi 27 novembre 2008: 1/ La musique et l’être (Nietzsche) : Wagner
  • ⇒ jeudi 4 décembre  2008: 2/ La musique et la pensée (Hegel et Adorno) : Beethoven, Mahler
  • ⇒ jeudi 18 décembre 2008 : 3/ La musique et l’histoire (Thomas Mann) : Schoenberg, Chostakovitch.

L’ART ET LE BEAU (en remplacement du cours de M.D. Cotte, initialement annoncé)

  • ⇒ jeudi 26 février  2009 : 1 – L’analytique du beau chez Kant, par Laurent Chapuis, professeur de philosophie au Lycée Honoré d’Urfée
  • ⇒ jeudi 5 mars 2009: 2 – L’art et le réel, par Jacqueline Dessagne, professeur de philosophie au Lycée Saint-Paul

AU CŒUR DU DÉBAT, par Jean-Claude Guerrini, professeur de lettres.
Présentation : Discuter, disputer, débattre sont inséparables de la réflexion philosophique et de la vie démocratique. Il n’est donc pas étonnant que le souci de mieux connaître le fonctionnement du langage, d’améliorer la qualité des arguments et des relations entre les interlocuteurs, suscite régulièrement de nouvelles recherches. La présentation de quelques travaux contemporains menés en lettres et sciences humaines sera l’occasion de réfléchir aux enjeux et aux  contraintes d’un art qui, depuis l’Antiquité, sert d’aiguillon à la pensée.

  • ⇒ jeudi 23 avril 2009: I  —  Enjeux philosophiques de la rhétorique et de l’argumentation.
  • ⇒ jeudi 30 avril 2009: II — Faut-il recourir à des normes argumentatives ?
  • ⇒ Jjeudi 14 mai 2009: III — Différends, valeurs, rapports de force, dialogues de sourds : est-il vraiment utile de débattre ?

13 mai 2009-Marie-José Mondzain et Alain Renaud : Philosopher sur et avec l’image

Journée organisée par l’Ecole d’Architecture et le Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne

lieu : Musée d’Art Moderne

9h : Ouverture du cycle Traverses par Alain Renaud
10h 15- 12h15 : Marie José Mondzain (philosophe) « Faire voir, Faire croire, faire savoir ?»
12h15 – 12h45 : questions à Marie-José Mondzain
14h-15h : Alain Renaud (Philosophe) « L’Image, le Monde L’Information »
15h-17h : Architecture, Image, Cinéma
Projection de films d’architecture ou en relation avec l’architecture
Débat avec les architectes présents
17h-18h : Table-ronde : Jusqu’où va l’image ? Avec Marie-José Mondzain, architectes, Vincent Witomsky, animateur : Alain Renaud
19h : Conférence d’esthétique : Marie-José Mondzain « Pouvoir et Autorité de l’Image »

Ateliers de philosophie 2009

ATELIERS DE PHILOSOPHIE (accès libre et gratuit, Maison des associations, 4 rue André Malraux) : ATTENTION, les ateliers sont inversés par rapport aux dates prévues !!!

– Laurent Chapuis, professeur de philosophie, fera un cours d’introduction à la lecture du TRACTATUS LOGICO-PHILOSOPHICUS de Wittgenstein, le 7 mai à 18h30.

– Julie Ferron, doctorante en philosophie du droit, le 20 mai à 18h30, présentera sa thèse.

Les ateliers durent deux heures environ.

Conférence d’Elisabeth de Fontenay le 10 décembre 2008 à 19h.

Mercredi 10 Décembre à 19H , Hôtel de ville de Saint Etienne, salle Aristide Briand

Elisabeth de Fontenay, philosophe,
autour de son dernier ouvrage : Sans offenser le genre humain : Réflexions sur la cause animale (Albin Michel, 2008 ).

Rencontre animée par Michel de Gaudemar, philosophe

sans-offenser-humain_articleDix ans après avoir arpenté, dans Le Silence des bêtes, les diverses traditions occidentales qui, des Présocratiques à Jacques Derrida, ont abordé l’énigme de l’animalité, Élisabeth de Fontenay s’expose au risque et à l’urgence des questions politiques qui s’imposent à nous aujourd’hui. L’homme se rend-il coupable d’un crime lorsqu’il tue ou fait souffrir une bête ? Faut-il reconnaître des droits aux animaux ?
Cette approche philosophique qui  s’essaie à travers sept perspectives différentes atteste , on ne s’en étonnera pas, un refus constant de dissocier le parti des bêtes et celui de l’exception humaine.

Conférence de l’Hotel de ville le 12 novembre 2008 : un retour réflexif sur mai 68 et son histoire.

« Pavés, barricades, manifestations étudiantes et grèves ouvrières… Telles sont les images de Mai 68 qui hantent encore les mémoires et nourrissent l’imaginaire collectif. Tournant le dos à la mythologie, Michelle Zancarini-Fournel propose un parcours exhaustif et documenté de toutes les interprétations et discours qui se sont construits autour de cette crise depuis 40 ans. En analysant de nombreux supports et modes de communication (télévision, affiches, journaux, documents privés), en mêlant histoire, sociologie, anthropologie et histoire culturelle, elle libère les « années 68 » de tout parti pris interprétatif, de toute option idéologique et réductrice. Une nouvelle périodisation s’instaure alors, qui replace l’événement dans le tourbillon des années soixante et qui redonne leur importance aux grèves et au mois de juin. Une synthèse indispensable pour un événement majeur de l’histoire contemporaine, qui continue de susciter passions et interrogations. »

Michelle Zancarini-Fournel Professeur d’histoire contemporaine, Michelle Zancarini-Fournel est spécialiste d’histoire sociale du temps présent. Elle a collaboré à de multiples ouvrages sur les « années 68 » et a récemment publié 68, une histoire collective (avec Philippe Artières, La Découverte, 2008) et Le moment 68. Une histoire contestée (Seuil, 2008). Michelle Zancarini-Fournel participera au cycle des Rencontres de l’Hotel de ville, mercredi 12 Novembre à 19h00.
Rencontre animée par Jean-Michel Steiner, historien, professeur d’histoire au Lycée Jean Monnet et enseignant chercheur à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne.

Information : colloque sur l’imaginaire spectral/Université Jean Monnet, CIEREC

« L’imaginaire spectral de la littérature narrative française contemporaine »
Chacune des journées du 14 et du 15 novembre se terminera par une rencontre à 18 heures avec deux écrivains (entretien sur le thème de l’imaginaire spectral et lectures par les auteurs):
– Alain Fleischer, qui vient de publier Les Prolongations (Gallimard, « L’Infini », 2008)
– Jean-Christophe Bailly, qui a publié au printemps 2008 L’Instant et son ombre (Seui, « Fiction et Cie).

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Appel à communication : la contradiction. Ecole des Mines de Saint-Etienne

Ecole nationale supérieure des mines de Saint-Etienne, 19-21 Mars 2009
Centre SPIN (Sciences des processus industriels et naturels) et La Rotonde, Centre de culture scientifique, technique et industrielle

Le mot contradiction a un sens logique. Une des premières règles de la raison, nous le savons depuis Aristote, est de repérer et d’éliminer les contradictions qui se posent dans nos connaissances et dans notre discours sur le monde. Depuis un siècle, ce jeu a montré ses limites : la complexité de notre monde actuel conduit à des situations où l’esprit hésite entre des visions de la réalité qui sont contradictoires ou incompatibles. La physique du XX° siècle a contribué à faire rebondir cette question. Une des conséquences de cette situation est de reconnaître que notre connaissance est nécessairement incomplète.
Le mot contradiction a un sens dans notre vie et pour notre action. Sans cesse, nous devons choisir entre des contraintes qui apparaissent contradictoires comme dans le cas du développement durable. Plus généralement, la pensée du XX° siècle dans le domaine de l’action a montré que l’on ne peut se soustraire à la mobilisation de catégories telles que « paradoxe », « contrariété », « contradiction ». Elle a montré comment la validité des visées, des propositions et assertions se cherche désormais dans les effets des actions (et non dans les dispositifs de la raison anticipatrice qui a montré ses limites).

Le projet de ces Ateliers est né dans la réflexion de certains chercheurs et décideurs qui estiment que penser rationnellement la contradiction est possible et nécessaire, et souhaite organiser un lieu de débat sur le sujet. Comment l’évolution de la théorie de la connaissance éclaire-t-elle nos pratiques sur la question de la contradiction ? Peut-on confronter les exigences de la pensée théorique et les inévitables compromis pratiques ?

Les ateliers seront organisés autour de communications (communications orales, d’une durée de vingt minutes ; et éventuellement posters, présentés oralement en trois minutes), ainsi que des cafés – discussions. Les organisateurs seront ouverts à d’autres formes de présentation possible, en particulier dans le domaine artistique, en relation avec la forme même du thème des rencontres. Des liens avec des institutions artistiques (musées, compagnies de danse,…) sont à l’étude.

Nous examinerons comment les exemples fournis par la marche de nos décisions peuvent être formalisés de façon rigoureuse en termes de contradiction, comment notre pensée avance, comment notre action est fondée malgré ou grâce à ces contradictions. Les progrès de la pensée, l’émergence d’idées nouvelles, la création permise par l’ouverture aux contradictions nous paraissent source d’optimisme et de développement en science et société. Ne nous conduisent-ils pas à la fois à un renouveau de confiance en la raison et à un renoncement à sa toute puissance ? Ne doit-on pas alors organiser et susciter la contradiction, permettre la pluralité des points de vue, plutôt que les fuir ?

La langue du colloque sera le français. Des actes seront édités à partir des textes apportés lors des Ateliers.

Le champ ouvert par le concept de contradiction est très vaste. Plutôt que des approches trop spécialisées, nous privilégierons les points de vue permettant des discussions transverses et faisant apparaître des structures abstraites communes, autour de quelques thèmes majeurs :

–    Contradictions en logique : en épistémologie, philosophie, histoire des sciences.
–    Contradictions en sciences de la nature : en sciences physiques (temps et espace), mathématiques, chimie, biologie …
–    Contradictions en sciences humaines : au sein des systèmes de pensée occidentaux et orientaux, (y compris en matière de religion), en politique, économie, linguistique, histoire, anthropologie, psychologie ; religions et sociétés.
–    Contradictions dans les arts : peinture, danse, architecture, arts plastiques.
–    Contradiction dans le développement durable : choix à faire pour le management en contexte pluriculturel, environnement, contraintes économiques, épistémologie du développement durable.

Soumission des résumés : limité à une page, format A4 (police : times new roman, titre centré, gras, 14pts ; reste du texte en 12 pts : noms des auteurs, affiliations, adresse mél centrés ; après deux lignes blanches, texte justifié à gauche ; figures éventuelles pouvant supporter le noir et blanc ; si besoin, références bibliographiques, 10 pts). Les auteurs seront invités à situer le concept de contradiction dans leur sujet et à indiquer comment ils s’en accommodent, le dépassent ou résolvent.

Les résumés sont à envoyer avant le 1er Décembre 2008. Le comité scientifique annoncera l’acceptation des résumés avant le 1er Février 2009.

Frais d’inscription estimés : 150 € avec repas (à confirmer)

Comité scientifique (en cours de constitution) : Philippe Dujardin (Lyon), Mustafa El Tayeb (Paris) Olivier Frérot (Lyon), Jean-Marie Georges (Lyon), Bernard Guy (Saint-Etienne), Antoine Khater (Le Mans), Jean Leca (Paris, à confirmer), Jean-Louis Léonhardt (Lyon), Thierry Magnin (Saint-Etienne), Michel Mizony (Lyon), Basarab Nicolescu (Paris), Michel Sailhan (Paris)

Comité local d’organisation (en cours de constitution, Ecole des mines) : Grégoire Berthezène (site web), Ségolène Courant, Marie-Reine Boudarel, Bernard Guy, Hervé Jacquemin, Joëlle Verney.

Correspondance :
Bernard Guy        guy@emse.fr
Ecole nationale supérieure des mines de Saint-Etienne
158 Cours Fauriel
42023 Saint-Etienne cedex 2, France

Site internet : http://www.emse.fr

Conférences de l’Hotel de Ville – 2008/2009

Voici le programme des rencontres de philosophie à l’Hôtel de Ville pour l’automne (hors Fête du Livre).

>Mercredi 12 Novembre à 19H :
Michelle Zancarini-Fournel
autour de Le Moment 68. Une histoire contestée (Seuil)

>Mercredi 10 Décembre à 19H :
Elisabeth de Fontenay
autour de Sans offenser le genre humain : Réflexions sur la cause animale (Albin Michel, 2008 ).

> Jeudi 29 janvier à 19H
Patrick Tort
autour de L’effet Darwin. Sélection naturelle et naissance de la civilisation (Seuil, 2008 ).

Atelier : LA CAUSE DES GRECS. Une histoire du mouvement philhellène (1821-1829)

Le 15 janvier 2008 à 18h30 Maison des associations

Denys BARAU, archiviste, docteur en études politiques (EHESS), présentera sa thèse

LA  CAUSE  DES  GRECS. Une histoire du mouvement philhellène (1821-1829)

En voici le résumé :

Mouvement de soutien aux Grecs soulevés contre l’occupation ottomane en 1821, le philhellénisme, qui s’est développé en Europe et aux Etats-Unis, a été la première intervention d’envergure des sociétés, ou des opinions publiques, dans une affaire de politique internationale. Foncièrement politique – il s’agissait de l’indépendance d’un pays –, il a mobilisé aussi des ressorts religieux, philanthropiques et culturels. Dans les insurgés grecs on pouvait voir tout ensemble des opprimés se libérant des chaînes du despotisme, des chrétiens défendant leur foi, des êtres humains luttant pour survivre et, ce qui n’était pas le moindre, les descendants des Grecs de l’Antiquité recouvrant leur héritage.

La thèse s’attache d’abord à décrire la dynamique d’ensemble du mouvement : les centres d’initiatives, les formes qu’a empruntées la mobilisation et les moyens qu’elle a mis en œuvre, les dimensions et les limites de son déploiement. Elle en analyse aussi la référence insistante à l’opinion publique, l’inscription dans les conjonctures politiques des différents pays et dans l’histoire des sociabilités politiques. Un second versant de l’enquête  met ensuite l’accent sur la portée d’expérience personnelle de la participation à cette mobilisation. Après avoir examiné les modes d’appartenance au mouvement (signes, rôles, visibilité), on distingue les investissements plus diffus des « philhellènes de l’arrière » de l’expérience plus radicale des « philhellènes du front ». Les premiers, de loin les plus nombreux, se sont contentés de donner, à distance, de leur argent ou de leur temps, de mettre au service de la cause leur notoriété ou leur talent. On s’est interrogé à leur sujet sur les rapports entre implications personnelles et injonctions collectives, sur les registres de la personnalité qui se sont trouvés engagés, et sur la manière dont la cause des Grecs a pu s’inscrire dans certaines trajectoires biographiques, comme celle de Jeremy Bentham ou de Louis-Philippe d’Orléans, de Chateaubriand et de Victor Hugo, de Claude Fauriel ou de l’homme d’affaire genevois Jean-Gabriel Eynard. Ceux qui ont voulu aller soutenir les Grecs sur le terrain, en personne, et dont Byron est évidemment le plus illustre, ont été beaucoup moins nombreux. Leur expérience est appréhendée à travers, d’une part, les deux moments critiques du départ et du retour, et, de l’autre, les deux aspects du voyage dans un pays en révolution et de la participation à la guerre. Sous ces deux rapports l’expérience a été rude : beaucoup y ont même laissé la vie, peu ont échappé à la déception devant une réalité grecque bien éloignée de l’image qu’ils s’en étaient faite et où ils peinaient à trouver leur place.

Expériences décevantes, mouvement enthousiaste. Le contraste est emblématique du romantisme qui a imprégné cette figure précoce d’un phénomène caractéristique de notre modernité, dont les avatars, depuis, ont été multiples : la volonté d’agir dans l’histoire, en personne et à l’échelle du monde.