Cours public de philosophie

L’association, en collaboration avec la Mairie de St-Etienne, propose un cours bi-mensuel, public et gratuit, dispensé par des professeurs de philosophie, ne comportant pas de prérequis.

Chaque cours est donné à la Mairie de St-Etienne, salle 2000, à 18h00.

 

LE COURS SE COMPOSE DE TROIS PARTIES:

1) Philosophie morale et politique : « La discussion », par A.Léchenet.

2) Histoire de la philosophie : « Descartes », par J.Dessagne.

3) Philosophie générale : « La lettre d’amour », « le cinéma d’action », par L.Chapuis.

CES TROIS PARTIES CORRESPONDENT A TROIS SOUS-DISCIPLINES MAJEURES DES ETUDES DE PHILOSOPHIE.

 Voir les dates et le programme ci-dessous

Pour tous renseignements : aussitotdit@yahoo.fr

 

Programme de l’année 2007-2008 :

« L’espoir de la discussion » (par Annie Léchenet, Maître de conférences à l’IUFM de St-Etienne) :

« Discuter n’est pas (se) disputer, ce n’est pas non plus consentir, ni tolérer. Loin de l’indifférence, assumer le différend appelle à chercher de l’accord. Depuis la fondation socratique de la discussion jusqu’aux interrogations actuelles sur la valeur, universelle ou particulière, des « valeurs » et sur le sens des aspirations républicaines et démocratiques, on tentera de comprendre certains des aspects de l’idée de discussion : que suppose-t-elle ? que permet-elle ? Les séances s’appuieront sur la lecture de textes – ceux-ci seront fournis, ainsi que les références bibliographiques. »

Jeudi 18 octobre 2007 : les conflits entre êtres humains (à partir d’Eric Weil, Logique de la philosophie).

Jeudi 25 octobre 2007 : l’invention socratique de la discussion (à partir de Platon, Gorgias).

Jeudi 8 novembre 2007 : la nature du langage (entre rationalité et réfléxivité).

Jeudi 15 novembre 2007 : questions éthiques (la modernité et les questions de l’universalisable ; les éthiques procédurales).

Jeudi 29 novembre 2007 : questions politiques (libéralisme et républicanisme, la place de la délibération, inégalité-dominations-aliénations).

II) Initiation à la lecture de Descartes (par Jacqueline Dessagne, professeur de philosophie au lycée St-Paul de St-Etienne) :

Jeudi 24 janvier 2008 :« Quel chemin suivrai-je en cette vie ? » : Les années de jeunesse, études et voyages – le projet philosophique.

Jeudi 7 février 2008 : Descartes ou la naissance de l’esprit scientifique : la raison triomphante – la méthode – l’unité des sciences – la question du fondement de la science.

Jeudi 28 février 2008 : « Une philosophie utile à la vie » : distinction et union de l’âme et du corps – le mécanisme des passions – la morale cartésienne.

 

III) « Pop’philosophie, philosophie d’objets populaires » (par Laurent Chapuis, professeur de philosophie au lycée Honoré d’Urfé de St-Etienne) :

Jeudi 13 mars 2008 : Philosophie de la lettre d’amour. « Ecrire une lettre d’amour semble être un exercice sentimental et affectif, loin de la réflexion conceptuelle, rigoureuse et logique, requise en philosophie. Au contraire, la lettre d’amour nous semble le lieu de plusieurs gestes typiquement philosophiques. Y aurait-il une relation entre désir et rationalité ? L’introspection, la clarification de certaines situations, la confrontation de la singularité des sentiments et de la généralité des mots qui les décrivent, la recherche de la précision dans la détermination d’une singularité… Par quoi nous envisagerons la conception de Platon lorsqu’il faisait rapporter par Socrate qu’Éros était nécessairement philosophe ».

Jeudi 26 mars 2008 : Philosophie de la lettre d’amour (suite).

Jeudi 24 avril: Le cinéma d’action.

« La critique oppose trop facilement les produits culturels élitistes au produits culturels dits « de divertissement », opposant de manière caricaturale le « ciné-club » et le multiplex. Car à regarder précisément, cette frontière commode n’est pas irrémédiable. Un divertissement de qualité est-il possible ? Et si oui, que peut-on en attendre, notamment du film d’action ? Toute action n’est-elle qu’un trou noir pour l’intelligence, ou peut-elle être douée au contraire de signification complexe et stimulante ? En effet, le film d’action s’est imposé comme un des produits culturels les plus consommés au monde. C’est dans cette mesure qu’il nous appartient d’établir, à l’intérieur même de ce genre et à partir d’exemples tirés du cinéma récent, des repères critiques et qualitatifs permettant de concevoir et produire un véritable divertissement de qualité ».

Mercredi 7 mai 2008 : Le cinéma d’action (suite et fin).